Rétrospective sur George Best, “le 5ème beatles”

Dans les années 60, le football a pris une autre dimension. Ce sport est passé du rang de simple activité physique a véritable engouement international. Pelé déjà, avait contribué à l’élévation du phénomène à un plus haut rang, en remportant 3 coupes du monde pour le brésil. En 1958, Manchester United se déplace à munich pour la coupe d’europe. Le prestigieux club du nord de l’angleterre va alors connaître sa plus grande tragédie, un crash d’avion qui décime l’équipe, et ne laisse que quelques survivant. Le gardien de but de l’équipe, Harry gregg, considéré comme un héro depuis, a sauvé de ses propres mains deux de ses coéquipiers coincés dans l’appareil en feu. Le deuil est national, et le club se retrouve alors amputé de la moitié de son équipe. Sir Matt Busby, avec l’aide des survivants et notamment du grand Bobby Charlton, se mettre en quête de nouveaux joueurs afin de continuer l’aventure folle et afin d’écrire l’histoire du club après le traumatisme. Vient alors l’ère george Best, jeune irlandais qui deviendras ballon d’or en 1970, mais qui va surtout apporter au football la popularité et le rock’n’roll. Mais qui est george best, surnommé grâce à sa coupe de cheveux légendaire et sa belle gueule le 5ème beatles ?

George Best grandi dans la banlieue de Belfast. Issue d’une famille ouvrière, avec un père dans l’IRA, ce petit bout d’homme développe rapidement des capacités hors du commun. Sa vision, son touché de balle mais surtout sa vitesse, entraînée par les terrains vagues d’irlande font mouche. Il est repéré par un recruteur de manchester qui veut alors dénicher des talents autour du monde. Georgie quitte alors très tôt son petit club dublinois pour atterrir dans le prestigieux Manchester United. Pris sous l’aile de matt busby, Best s’entraîne dur, et ses performances ne laissent personne indifférent. Le football semble trop simple pour lui. Il dribble comme personne, et s’amuse alors ç humilier les défenseurs édentés des clubs anglais, évitant leur tacles ravageurs.

Georgie lui même raconte que son mouvement préféré est de dribbler un défenseur, puis de revenir en arrière pour le passer une nouvelle fois. Son insolence est telle qu’il ne tarde pas à se faire des ennemis. Les adversaires tentent alors de lui briser les genoux sur les terrains, et l’irlandais se blesse alors suite aux violences des opposants.

Mais cela n’arrête pas le personnage, qui va alors mener son équipe à la réussite et à la gloire. Très vite, il signe des contrats de plus en plus juteux dans son club, et passe le clair de son temps à s’aluser. Ayant acquis un rang social élevé, il séduit alors les plus belles femmes de la planète, et n’hésite pas à en parler publiquement. Celui qui s’est fait construire une maison à l’effigie d’Old Trafford va alors acquérir le rang de rockstar. Il boit, fait des apparitions publiques insensées et développe une image de bad boy. Lors de la cérémonie du ballon d’or, qu’il remporte en 1970, il ne remercie pas son équipe, il ne remercie personne, il prononce néanmoins une phrase qui restera gravée dans les anales. “J’ai dépensé tout mon argent dans les filles, les verres et les belles voitures. Le reste ? je l’ai gaspillé”.

Mais l’alcoolémie de george best lui porte préjudice, et la trentaine arrivant, il recule peu à peu du devant de la scène internationale, et laisse place à d’autres grandes figures, comme Johan Cruyff. Le cinquième Beatles, à cause de la boisson et du manque d’entraînement perds peu à peu les capacités qui ont fait de lui une star internationale. Son coéquipier Bobby Charlton dit alors qu’avant chaque match, il buvait quelques shots de vodka.

Il est alors transféré à los angeles où il finira sa vie. Sur son alcoolémie, georgie s’est prononcé de nombreuses fois. Mais la phrase résumant le mieux son addiction est celle ci: “à L.A., j’habitait à 50 mètres de la plage. Mais il y avait un bar entre ma demeure et la rive. Je n’ai donc jamais vu cette plage”.

George Best meurt en 2005 en angleterre, après une cirrhose du foie. Voilà le parcours d’un de ceux qui ont à jamais marqué l’histoire du football et du sport en général.